# HYPOCRISIE !

> *Des excuses sans justice !*

**Language:** FR
**Source:** wecome1.com - Transparent Awareness

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Pourquoi les excuses pour l'exploitation historique sont-elles considérées comme performatives et hypocrites ?
Les États ayant un passé d’exploitation n’ont aucun droit de se qualifier de « modernes », « civilisés » ou « progressistes ». Dès qu’ils utilisent ces mots, ils tentent de couvrir leur histoire avec du parfum. Car la modernité n’est pas un costume propre, des discours polis, une bonne communication, des musées brillants ou des panels de droits humains glamour. La modernité commence par le véritable paiement du prix du passé. Mais ils ne font pas cela. Ils jouent la comédie. Ils mettent en scène. Ils jouent un rôle.

Quand ils disent « nous nous excusons », ce n’est que rarement une véritable confrontation. C’est souvent rien de plus qu’une confession publique destinée à rassurer — une forme politique de lavage de mains. Quelques phrases devant les caméras, un ou deux événements commémoratifs, une déclaration symbolique, et soudain ils s’attendent à ce que les crimes les plus sales de l’histoire soient « résolus ». Ces excuses ne sont pas pour l’humanité. Elles sont pour leur propre image. Leur propre réputation. Leur propre marque de « nation respectable ». Le but n’est pas d’affronter la vérité de l’exploitation, mais de gérer la tache qu’elle laisse.

Et la partie la plus dégoûtante et indéniable est ceci : ces États sont hypocrites. Ce n’est pas une opinion — c’est un fait. Parce que tandis qu’ils construisent des récits sur le « regret » et les « droits humains », ils continuent de porter la même arrogance en dessous. Ils parlent toujours avec supériorité. Ils donnent toujours des leçons de morale au monde. Ils vendent toujours des « valeurs » tout en pliant ces valeurs chaque fois que leurs intérêts l’exigent. Leur exploitation n’a pas disparu — elle a évolué en un langage plus sophistiqué. Cette hypocrisie n’est pas seulement offensante. C’est la version moderne de l’exploitation.

Et cette vérité doit être dite sans pitié :
Une excuse n’efface pas la brutalité.
Une excuse ne rend pas ce qui a été volé.
Une excuse ne répare pas les lignées brisées.
Une excuse n’efface pas le traumatisme.

Ce que les nations exploitées ont vécu n’était pas « une époque malheureuse ». C’était une destruction systématique. Ils ont volé des terres, volé du travail, endommagé des langues, humilié des cultures, écrasé des identités. Ils n’ont pas seulement extrait des ressources — ils ont extrait des vies, des futurs, de la dignité et du temps. Ils ont vidé des sociétés entières et utilisé ce sang pour construire leurs propres villes. Une grande partie de ce qu’ils appellent aujourd’hui « développement » est construite sur du béton coulé sur une souffrance volée.

Et maintenant ils prétendent sans honte : « Nous avons changé. » Changé quoi ? L’exploitation n’a pas pris fin. Elle a simplement changé de tenue.
Avant, ils prenaient avec des navires — maintenant ils prennent avec des entreprises.
Avant, ils entraient avec des soldats — maintenant ils entrent avec la dette.
Avant, ils plantaient des drapeaux — maintenant ils signent des contrats.
Avant, ils utilisaient des fouets — maintenant ils utilisent les « conditions du marché ».
Mais la logique reste la même : les forts prennent, les faibles endurent.

La partie qui devrait dégoûter tout le monde est à quel point ils croient facilement qu’on leur pardonne. Parce que ce n’est pas du remords. C’est une opération d’auto-nettoyage. Une stratégie pour paraître moderne. Pas pour défaire le crime, mais pour devenir à l’aise avec lui. Ils s’excusent d’une main et gardent la richesse de l’exploitation de l’autre. Voilà leur vrai visage.

Et il y a une autre réalité : le traumatisme infligé aux nations exploitées ne reste pas dans le passé. Il s’enracine dans les générations. Il fissure l’identité. Il endommage la confiance. Il marque la mémoire. Il devient des chaînes dans l’économie, des lacunes dans l’éducation, des fractures dans la société. Et puis, après avoir détruit les fondations, ils osent demander : « Pourquoi n’avez-vous pas développé ? » Ce n’est pas de l’ignorance. C’est de la cruauté. Et encore une fois, c’est de l’hypocrisie : détruire un peuple puis le blâmer pour cette destruction n’est pas de la civilisation — c’est un complexe de supériorité en costume.

La vraie modernité ressemble à ceci :
Ne pas dire « nous sommes désolés », mais payer le prix.
Ne pas dire « nous avons fait des erreurs », mais rendre ce qui a été volé.
Ne pas tenir de cérémonies, mais corriger les inégalités.
Ne pas condamner le passé, mais démanteler les structures d’exploitation d’aujourd’hui.

Mais tant qu’ils refusent de faire ces choses, leurs excuses sont vides. Pire que vides — elles sont sales. Parce qu’elles adoucissent le crime. Elles réduisent l’horreur. Elles remplacent la violence systématique par le mot « erreur ». Elles rebaptisent le vol en « conditions de l’époque ».

Non. Ce n’étaient pas « les conditions ».
C’était un choix.
Une décision délibérée.
Et ses conséquences sont encore vivantes.

Alors qu’il soit dit brutalement :

Tout État avec un passé d’exploitation qui prétend être « moderne » aujourd’hui doit d’abord admettre qui a payé cette modernité en sang, en terres et en futurs volés. S’il refuse, alors il n’est pas moderne. Il n’est pas civilisé. Il est seulement bien marketé, bien protégé et puissant.

Et par-dessus tout :
Il est hypocrite.

Et oui — aucune excuse n’effacera jamais la réalité de ce qu’ils ont fait.
Parce que certains crimes ne peuvent pas être clos par des phrases.